Spécifique
TER - BIO - écologie - Langue - plan climat - TGV - biodiversité - Europe Ecologie - Economie sociale et Solidaire / ESS - agriculture biologique - Développement durable - Alimentation - Transformation - logement
Monsieur le Président, mes cher/es collègues,
Il semblerait logique que l’identité linguistique de l’Aquitaine soit prise en compte de façon explicite dans notre définition d’une politique touristique. Tourisme et Patrimoine régional, tel est le titre du dossier qui nous est proposé. Les langues, nos langues que sont l’occitan et le basque, sont inscrites à l’article 75-1 de la Constitution comme faisant partie « du patrimoine de la France » donc, a priori, aussi de celui de l’Aquitaine.
Cette reconnaissance constitutionnelle est encore très insuffisante mais il est normal qu’elle soit prise en compte dans notre réflexion autour de l’image de notre Région. Ces langues nous donnent une identité originale. Cette diversité culturelle et linguistique est aussi importante que la diversité biologique. Il existe une clientèle touristique curieuse de cette diversité. Les exemples en Europe de régions qui utilisent leur spécificité linguistique comme un des éléments de leur politique touristique, sont nombreux. Une prise en compte de la langue se fait dans les Parcs naturels régionaux d’Aquitaine. C’est un exemple à suivre.
Nous valorisons des sites, c’est bien. Les langues et les cultures sont des monuments qui méritent une attention particulière, valorisables, pour faire venir des visiteurs chez nous.
Nous préconisons donc que la dimension linguistique soit intégrée dans plusieurs des aspects de notre politique en faveur du tourisme.
Nous avons une politique linguistique, jeune encore et perfectible, mais soyons cohérents et faisons de la transversalité. Nos langues font partie de notre identité et si vraiment nous considérons qu’elles ont apporté hier et qu’elles peuvent apporter demain au monde la nécessaire diversité dont il a besoin, ne les cachons pas à ceux qui veulent mieux nous connaître et qui viennent chez nous, en quête d’autre chose que ce qu’ils ont chez eux.
Afin de ne pas allonger inutilement les débats nous souhaitons que cette prise en compte de la question linguistique s’applique aussi à notre politique concernant la labellisation des sites majeurs. Il doit être possible de poser quelques conditions linguistiques liées à notre participation financière.
Monsieur le Président, mes cher/es collègues, je vous remercie de votre attention.